Présentation

Le laboratoire d’Electronique Quantique (LEQ) de la faculté de Physique de l’USTHB a été agréé en juillet 2000 avec l’objectif principal de mettre en place un espace capable de participer d’une manière efficace au développement de la recherche et de son application dans le domaine de l’interaction laser matière.

Cette interaction comporte plusieurs aspects. Elle débute par la compréhension des interactions au niveau microscopique (atomique et moléculaire) du rayonnement électromagnétique avec la matière. Cette partie qui relève de la spectroscopie a également des prolongements au niveau macroscopique tels que les quasars et la turbulence atmosphérique.

Le second aspect concerne l’effet laser qui résulte de l’interaction rayonnement matière au niveau quantique. Le laser a connu ces dernières décennies un développement considérable aussi bien dans le domaine de la recherche fondamentale qu’appliquée. L’un des objectifs de ce laboratoire est l’étude de ces lasers afin de mieux comprendre les phénomènes physiques qui les caractérisent, de maîtriser davantage leur développement et leur technologie et enfin d’entreprendre diverses applications d’intérêts scientifiques importants en médecine, en télécommunications, dans l’industrie, l’environnement, etc.…


Le troisième aspect a trait à l’étude des plasmas. Ces milieux ionisés présentent également un intérêt considérable aussi bien dans le domaine de l’industrie (dépôt, gravure, etc.) que dans le domaine énergétique (fusion thermonucléaire par laser). Dans les deux cas, l’étude de la physique des plasmas froids ou chauds est incontournable pour mieux comprendre les différents mécanismes physiques très complexes qui se produisent dans tout réacteur à plasma.


Le laboratoire d’Electronique Quantique LEQ compte quatre équipes de recherche dont les axes développés concernent essentiellement la dynamique spatio-temporelle dans les lasers à gaz, les lasers solides et leurs applications dans le domaine des caractérisations spectroscopiques, la physique des milieux ionisés et les phénomènes de transport dans les gaz, les plasmas et les semi-conducteurs et enfin la spectroscopie atomique et moléculaire. Le potentiel humain est composé de 31 membres permanents dont 06 professeurs, 05 maîtres de conférences, 06 chargés de cours, 11 maîtres assistants et une doctorante. Plusieurs étudiants sont inscrits en première post-graduation et préparent leur mémoire de Magistère au sein du laboratoire. D’autre part, il est à noter qu’hormis les membres de rang magistral, tous les autres éléments du laboratoire préparent une thèse de Doctorat.


Au plan de la formation pédagogique et doctorale, le LEQ est affilié à la post-graduation d’Electronique Quantique de la faculté de physique de l’USTHB et a conçu puis élaboré le programme d’enseignement relatif au MASTER intitulé ‘Atome, laser et photonique’ qui démarrera en septembre 2009.


Des liens de collaboration et de coopération existent entre notre laboratoire et d’autres structures universitaires et de recherche aussi bien en Algérie qu’à l’étranger, ce qui a permis de développer et d’enrichir nos activités de recherche. La coopération internationale s’exprime particulièrement par des co-directions de thèse de deuxième post-graduation pour certains doctorants du LEQ sur des sujets communs ou complémentaires traitant aussi bien de l’aspect théorique qu’expérimental.


Au plan national, une convention de collaboration existe entre notre structure et le Centre de Développement des Technologies Avancées (CDTA) de Baba Hassen (Alger). Dans le cadre de cette convention, un laser solide de type Néodyme YAG, fonctionnant en régime déclenché par cellule de Pockels, a été conçu puis livré à notre laboratoire en mars 2005 par le CDTA avec un financement de l’Agence Nationale pour le Développement de la recherche universitaire (A.N.D.R.U). Au plan des échanges scientifiques, plusieurs membres du CDTA sont suivis pour leur formation doctorale par des encadreurs du LEQ et deux travaux expérimentaux ont été aussi menés au CDTA par deux doctorants du laboratoire pour des mémoires de Magistère soutenus en 2004 et 2005.